Lundi 9 juin 2008
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De la Régionale à la Nationale 2 :
Les résultats sont alors au rendez-vous puisque Dunkerque empoche en 1975 le titre de champion d’excellence régionale et atteint le niveau national, objectif fixé
par les dirigeants lors de la création du club. Pour sa première saison à ce niveau, l’U.S.D. se trouve dans une poule comprenant des équipes comme Lomme, Evreux, Elbeuf ou Quevilly. Cette
accession permet également à l’équipe de participer à la coupe de France. Après avoir facilement passé le 1er tour face à l’équipe d’Hay-les-Roses, les Dunkerquois signent un petit exploit en
sortant l’équipe de nationale 2 de Saint Maur (19-13 à l’aller et 21-13 au retour). Le parcours s’achève au tour suivant contre l’une des meilleures équipes de Nationale 2, Gonfreville (17-17 à
l’aller et 13-22 au retour). Cette élimination n’empêche pas les garçons de réaliser une magnifique saison puisque l’équipe termine invaincue et joue l’accession en Nationale 2 lors d’une poule
finale. Les Dunkerquois parviennent en finale en éliminant successivement Montgeron (18-16 à l’aller et 23-16 au retour) puis Tardets (17-13 à Poitiers), ce qui assure la montée en Nationale 2.
Pour le titre, Dunkerque rencontre l’équipe de Dijon à Annecy et l’emporte sur le score de 18 à 11. Reste encore à disputer un match contre les champions d’Outre-Mer, les Réunionnais de
Château-Morange qui offre à l’U.S.D. le titre de champion de la métropole après une victoire 22 à 13. A l’issue de la saison, André Nita dresse le bilan :
« Si nous nous sommes « baladés » en Nationale 3, j’ai pu craindre à un certain moment un relâchement de l’équipe. Il n’est jamais
facile d’entretenir la même foi lorsque l’on est mis en excès de confiance. Il me tardait d’affronter les vainqueurs des autres poules pour me faire une opinion plus exacte sur nos chances en
deuxième division. Le fait d’avoir gagné nos matchs, là encore avec une relative facilité, me permet d’espérer une première et bonne saison au niveau supérieur »
Voix du Nord du 4 avril 1976
Des débuts encourageants en Nationale 2 :
Après ces deux montées, le club se prépare à aborder la Nationale 2. La question du renforcement de l’équipe se pose : après avoir étudié plusieurs possibilités, les dirigeants et l’encadrement
technique décident de faire confiance aux même joueurs pour relever le défi. Par contre, le staff est renforcé : Roger Sagot rejoint Jean-Yves Huysman en tant que manager de l’équipe. Dunkerque
retrouve dans sa poule des équipes comme Tourcoing, Billy-Montigny (rétrogradé de Nationale 1), Villemonble (finaliste de la coupe de France en 1976) ou encore Troyes. Pour son premier match,
l’U.S.D. rencontre Tourcoing, entraînée alors par Jean Nita, le frère d’André. Le début de saison est marqué par un nouvel exploit en coupe de France puisqu’en 32e de finale, Dunkerque élimine
Colombes, équipe de Nationale 1, 29 à 22. A l’issue de la saison, les garçons accrochent une belle 3e place, devancés seulement par Tourcoing au goal-average pour la place de barragiste et pour
la saison 1977-1978, l’équipe senior ne connaît pas de profonds changements :
« Dunkerque, la continuité.
On prend les mêmes et on recommence…Telle est la devise des Dunkerquois. Rien n’a changé dans l’effectif par rapport à la saison dernière ou les Usdistes
manquèrent de bien peu les barrages d’accession.
Emmenées par l’ex
Billysien André Nita, cette jeune formation (moyenne d’âge de 23 ans) a peu fait parler d’elle jusqu'à présent. Pourtant, elle possède de redoutables tireurs, à l’image de Krey et Verschave,
véritables fers de lance appuyés par Coin dont les tirs en dessous ont pris plus d’un gardien en défaut.
Ajoutons la débauche d’énergie fournie par les pivots Galoppa et Ravasini, ainsi que le remarquable travail de sape qu’effectuent les frères Monteyne. Quant
à Pattin, son aide demeure précieuse, tant en attaque qu’en défense.
N’oublions pas celui qui chaque rencontre fait des miracles : le gardien Thuillier dont les réflexes et les arrêts découragent maints attaquants adverses.
»
Voix du Nord du 25 novembre 1977.
L’objectif est clairement affiché : obtenir une place en Nationale 1. Dans leur poule, les Dunkerquois font partie des favoris au même
titre que Tourcoing ou Colombes. A l’issue de la saison, les hommes d’André Nita terminent 2e derrière Tourcoing et décrochent ainsi la place de barragistes contre Mulhouse, avant dernier de sa
poule en Nationale 1. Face à cette équipe dont le classement ne reflète pas la valeur réelle, l’U.S.D. s’incline 12 à 15 à domicile lors du match aller. Le match retour à lieu à Mulhouse en mai
1978 :
« L’U.S.D. échoue de justesse
L’U.S.D. a failli réaliser un exploit à Mulhouse où elle s’est inclinée de justesse : 20-19, alors que tout le monde prévoyait une nette victoire des
Alsaciens qui s’étaient déjà imposés en terre usdiste voici quinze jours. Effectivement, on frôla la catastrophe après seulement 15 minutes de jeu, Mulhouse menait en effet 10-1
!
Les Dunkerquois, fatigués par 10 heures passées dans le train ne
réagissaient pas en défense et le malheureux Fasquelle ne pouvait que constater les dégâts, d’autant que Kaufman, l’excellent meneur, absent à Dunkerque et le pivot Hugger faisaient preuve d’une
réussite exceptionnelle. A la 25e minute, le score était passé à 16-4 mais les Dunkerquois remontaient à 16-8 à la pause.
André Nita allait alors se révolter, poussant ses coéquipiers à se « défoncer ». Et Dunkerque resserra sa défense à tel point que Mulhouse ne
parvint plus à marquer. En attaque, les maritimes firent feu de tout bois et Marscryck ne savait plus à quel saint se vouer pour enrayer les assauts de Nita, Verschaeve et Monteyne. De 16-9, le
score passa à 19-12 puis à 20-19.
Les Dunkerquois jouaient un handball de
rêve en attaque et Thuillier bloquait tout dans ses buts au grand désappointement du public mulhousien. Malheureusement un penalty raté et quelques décisions bizarres des arbitres permirent aux
nationaux de conserver un mince avantage qui leur permet de se maintenir parmi l’élite. »
Voix du Nord du 10 mai 1978.
Pour la saison suivante, l’objectif reste le même. L’équipe reçoit le renfort d’un nouveau gardien : Klaus Schubbe, un allemand de 21
ans venu faire ses études à Saint-Omer. Il s’agit du premier étranger à évoluer au club. Malheureusement l’accession est manquée de peu puisque les hommes d’André Nita échouent à la 3e
place.