La naissance des premiers clubs :
Dans le même temps, l’Olympique de Grande-Synthe est le premier club de l’agglomération à se doter d’une section handball,
affiliée à la Fédération Française en 1963. Il semble que la création de ce club soit le résultat de l’arrivée de travailleurs de l’Est de la France lors de la création du complexe sidérurgique
d’Usinor. Lors de la saison 1964-1965, le club dispute son premier championnat en honneur régional (le plus bas niveau de l’époque) et accède pour la saison suivante au niveau excellence
régionale. Mais très rapidement plusieurs problèmes se posent. Tout d’abord, le club manque de réservistes lorsque ses joueurs sont bloqués pour des raisons professionnelles (travail par poste).
Le club tente alors de mettre sur pied des équipes de jeunes en attirant les scolaires pratiquant ce sport. Dans cette optique, un tournoi visant à populariser le handball, est créé en mai
1965 : le challenge de la ville de Grande–Synthe. Ensuite, les installations ne sont pas suffisantes puisque le club doit évoluer en extérieur sur le plateau d’éducation physique de
l’école des Nouvelles-Synthes. L’entraînement est même délocalisé une fois par semaine dans une salle de sport de Gravelines. Enfin, la position géographique de Dunkerque est la cause d’une
hausse des frais de déplacements. En effet, dans l’agglomération, il n’existe aucune autre équipe d’excellence régionale donc chacun des déplacements représente une distance minimale de 100km. En
effet, l’O.G.S. doit, pour la saison 1965-1966, affronter les équipes réserves de Tourcoing, Lille Université Club (L.U.C.), Seclin ou Billy-Montigny.
Le hand est beaucoup plus présent dans l’agglomération lilloise et dans le bassin minier. Dans les années 1960, plusieurs clubs nordistes évoluent
au plus haut niveau national chez les hommes comme Billy-Montigny, Lille Université club (L.U.C.), Seclin ou Tourcoing. La ligue régionale, installée à Billy-Montigny, lance un plan de
développement et de création de clubs sur l’ensemble de la région afin de profiter d’un regain d’intérêt pour le handball au niveau national (environ 20 000 licenciés en mai 1964 ; plus de
24 000 en mai 1965). L’une des principales mesures de ce plan est d’organiser des stages de formation pour les éducateurs afin de permettre au club de bénéficier d’encadrements compétents. Par
contre, au niveau des féminines, la région est dépourvue d’équipe de niveau national.
Cette montée en puissance du handball va se traduire sur le littoral par l’émergence de trois clubs. Tout d’abord à l’ouest de
l’agglomération, le club de Petit-Fort-Philippe (A.L.E.F.P.A.) se hisse à la fin de la saison 1966-1967 en excellence régionale et prend à l’O.G.S. le leadership du handball dunkerquois.
L’accession du club se poursuit dès la saison 1968-1969 où le club accède au niveau excellence nationale (équivalent à l’époque de la troisième division) où il retrouve dans leur groupe des clubs
comme Puteaux, Paris Nord, Beauvais ou encore Amiens. Puis en 1965, une section handball voit le jour au sein du Denier des écoles laïques de Malo qui s’engage en championnat U.F.O.L.E.P
en 1965 puis s’affilie à la fédération française de handball en 1967. Ainsi, lors de la saison 1967-1968, le club évolue en honneur régional. La section compte alors 25 licenciés réunis au sein
de l’équipe senior, évolue sous les ordres de Jean-Marie Lemoine et dispose de la salle de la rue des Poilus pour les entraînements et les matchs. Le 26 octobre 1967, la voix du nord
relate leur premier match officiel :
Première difficile pour les handballeurs malouins
Une bonne centaine de personnes assistaient au premier match de division honneur F.F.H.B. de handball opposant à la salle des sports de Malo,
l’équipe locale à l’A.L. Petit Fort.
Joué sur un rythme élevé, ce match fut spectaculaire de bout en bout. Mieux rodé, faisant circuler habilement la balle, les visiteurs devaient
s’imposer à une équipe malouine manquant d’organisation, s’en remettant uniquement à la puissance supérieure de ses tireurs maladroits par ailleurs. D’autre part, la défense, bien que formée de
grands gabarits, manquait par trop d’agressivité pour enrayer les superbes actions adverses (21 à 9).
Le troisième club est tout simplement l’émanation de la section handball de l’amicale laïque de l’esplanade dirigée par Marcel Bajemon,
président, et Jean-Marie Deceuninck qui choisit de s’affilier officiellement à la Fédération Française de Handball en 1968, soit après trois ans d’existence. La transformation de l’Amicale
laïque en club sportif semble être le résultat de l’important travail d’apprentissage et de formation des jeunes au handball. En effet, après avoir découvert ce sport à l’école puis au travers
des compétitions U.S.E.P. puis U.FO.L.E.P., les joueurs veulent poursuivre au niveau senior. Ainsi, contrairement aux clubs de Grande-Synthe et de Malo, le club dispose dès sa création d’une base
importante de joueurs de moins de 17 ans, vivier pour l’équipe première : le nombre de licenciés passe de 21 en mai 1967 à 74 en juillet 1968. Cette hausse est aussi le résultat de
l’initiative prise par la ville de Dunkerque avec la mise en place des écoles de sports patronnées par la Direction de la Jeunesse et des Sports à partir de 1968. L’école de handball est
localisée au collège de l’Esplanade et réunit dès juin 1968 environ 60 enfants dont 25 filles. Elle est animée par Jean-Marie Deceuninck.
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