Pourquoi ce blog ?


L'USDK fêtera donc en 2008 son demi-siècle et souhaite offrir ici un espace où chacun de ses licenciés d'hier et d'aujourd'hui pourra témoigner de son histoire avec le club. Dirigeant, joueur, éducateur, partenaire, supporter, ce blog est le vôtre. Vos anecdotes, historiettes, sont autant de souvenirs qui constituent la mémoire du handball dunkerquois.

Bienvenue chez vous!

Les  Amis de l'USDK.

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C'est très simple. Il suffit de nous adresser un email à cette adresse:

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Après une relecture d'usage, nous publierons votre histoire et -sauf demande expresse de votre part - l'ouvrirons aux commentaires des lecteurs du blog, instaurant ainsi un dialogue convivial.
Si vous souhaitez illustrer vos propos par une photograhie, vous pouvez nous l'adresser en pièce jointe (de préférence au format JPEG) de votre courrier éléctronique. Nous nous ferons forts de la publier.
Enfin, comme le veut l'usage sur Internet, merci d'indiquer en signature de votre email le nom ou pseudonyme que vous souhaitez voir figurer sur le blog. Nous en profitons d'ailleurs pour vous certifier que vos adresses emails ne sauraient apparaitre sur ce blog et ne feront en aucun cas l'objet d'une utilisation commerciale quelconque.

Au plaisir de vous lire et de vous publier,

A vos claviers!
Jeudi 12 juin 2008

Doyen de l'USDK, Raymond nous fait part de quelques souvenirs forgés au fil des années à accompagner l'équipe première et à gérer la table de marque....

Une de ses émotions les plus fortes…

L’USDK affrontait un club de la région parisienne en coupe de France. Pour Raymond, il s’agissait de son dernier déplacement, le lendemain il devait se faire opérer de la gorge mais Nadine, son épouse et lui n’en avaient pas parler aux joueurs.  Emotion toute particulière quand lors de son  retour à la salle après l'opération, André Nita lui remis sa serviette avec tous les documents nécessaires pour la table de marque, devant l’étonnement de Raymond, Dédé lui répondit : «  tu n’as pas à parler, tu regardes !»

Deux de ses plus beaux voyages …

Finale du Championnat de France en Martinique avec les jeunes de Nationale 3 : paysages paradisiaques vite oubliés avec les péripéties d'un voyage retour "galère" : arrivés à Roissy à 8 heures, le bus vint les chercher seulement à 16h30 suite à un problème de réservation…

Une semaine de sports d’hiver à Gap, pendant que les joueurs skiaient, Raymond se balladait et découvrait la beauté des Alpes du Sud.

Une de ses anecdotes nocturnes ...

A Marseille, accompagnant l’équipe 1ère de Jean-Louis Herbet et les espoirs d’André Nita, après le match les jeunes avaient décidé d’arroser un anniversaire avec quelques boissons alcoolisées. André découvrant le pot aux roses, confisquait les munitions avec l'aide de Jean-Louis Herbet ! Tenaces, les jeunes ne s’arrêtèrent pas là et prirent la poudre d’escampette la nuit tombée et rentrèrent à pas d’heure pour le moins « joyeux ». Le propriétaire de l’hôtel vint réveiller Raymond à 4 heures du matin lui demandant de calmer les troupes. Celui-ci tenta à son tour de réveiller Dédé...en vain ! le lendemain le réveil fut difficile pour les jeunes, pour Raymond la nuit très brève, quant à Jean Louis et Dédé, ils n’avaient rien entendu !!!

Ses émotions sportives...

La finale de la coupe de France à Lyon contre Vénissieux, malgré le match perdu, joueurs et dirigeants étaient unis pour chanter l’hommage à Co Pinard. Les dirigeants de Vénissieux étaient stupéfiés de cette attitude dans la défaite.

Milieu des années 80, Nîmes Champion de France est intouchable. Au cours d'une rencontre dans le Gard André Nita est excédé par les sanctions infligées par les arbitres à l'encontre des dunkerquois,  il feinte tout simplement d’arrêter de jouer pour montrer sa colère.

Voilà en bref quelques souvenirs de ses années de bénévolat à l’USDK et devinez quel est le souhait le plus cher de Raymond ....

C'est bien sûr de voir un jour l’USDK être sacré Champion de France…





 

 



par Les amis de l'usdk
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Mercredi 11 juin 2008
Des souvenirs, j'en ai plein la tête, les victoires ont certainement  contribué à contruire les plus beaux. Une me revient à l'esprit avec une émotion intacte et toute particulière...

Avril 1990, nous disputons  la finale de la Coupe de France Espoirs à Nemours. La vieille, en 1/2 finale nous avons éliminé facilement Fontenay aux Roses.

Nous affrontons Nice, entraînée par Pascale Jacques, ex-joueuse internationale de Dunkerque qui assistait André Nita lorsque j'ai touché mes premiers ballons vers 9 ans à l'école de sport...

Après avoir battu Lyon et remporté le titre en 1989, nous tenons à tout prix à ajouter un titre supplémentaire à notre palmarès, d'autant que 2 titres consécutifs pour un même club serait inédit dans cette compétition. Perdre est inenvisageable, nous sommes toutes très motivées. Je le suis doublement!

Match serré, tension dans les tribunes... Nous arrachons la victoire 21 à 20 et sommes sacrées Championnes de France Espoirs 1990, ce 14 avril...

Qui pourrait rêver plus merveilleux cadeau que de serrer contre soi la Coupe de France le jour de ses 20 ans...

Inutile de détailler la 3ème mi-temps, je vous laisse imaginer....la Coupe fut bien arrosée (et moi aussi...)

Anne


par Les amis de l'usdk
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Lundi 9 juin 2008
A la recherche de ses anciens licenciés, les amis de l'USDK ont retrouvé Olivier Duperat, joueur talentueux de 1984 à 1988 et entraîneur des cadettes  avec qui il conquit deux titres de Championnes de France, en 1986 et 1987.

En 1988, Olivier retourne dans son Alsace natale pour y vivre de la musique, tout en continuant de jouer et d'entraîner dans son club d'origine Reichstett, avec à la clef une accession de la régionale à la nationale 3.

Envie d'ailleurs, Olivier embarque pour naviguer 10 ans durant entre les Caraïbes et les côtes d'Amérique du Sud. C'est au cours de ce périple qu'il rencontre son épouse avec qui il a aujourd'hui des jumeaux, un garçon et une fille de 8 ans.

Depuis 5 ans Olivier est revenu en France et s'est installé avec sa petite famille dans une ferme familiale à Saint Sornin en Charente, où il a créé un gîte, des chambres d'hôtes, un camping à la ferme et y propose des animations diverses (promenades avec des ânes pour les enfants, animations musicales...).

Olivier est aujourd'hui en pleine préparation de la saison estivale et ne pourra pas être de la fête samedi 14 juin, mais il fait de gros bisous à toutes les filles de l'époque (sur la photo, Véro Vienne et Séverine Guerrien) et transmet le bonjour à tous ceux qui l'ont connu.

Il souligne que les deux Coupes de France cadettes arrachées contre Toulouse et Gagny font parties de ses meilleurs souvenirs.






par Les amis de l'usdk
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Lundi 9 juin 2008
salut,

Pour raisons professionnelles je ne vais pas pouvoir venir participer a cette grande fête pourtant j'ai fait le maximum pour changer de week -end on ne fait pas toujours ce que l'on veut et j'aurais bien aimer pouvoir participer et revoir les copines avec qui j'ai passé de bons moments.

J'ai dit a Choupette de m'envoyer des photos sur mail et quand je remonterais sur Dunkerque j'irais la voir.

Je vous souhaite de passer une excellente journée que la fete soit belle et allez l'USDK handball;

Titus (Yannicl Loorius)
par Les amis de l'usdk
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Lundi 9 juin 2008
De la Régionale à la Nationale 2 :

Les résultats sont alors au rendez-vous puisque Dunkerque empoche en 1975 le titre de champion d’excellence régionale et atteint le niveau national, objectif fixé par les dirigeants lors de la création du club. Pour sa première saison à ce niveau, l’U.S.D. se trouve dans une poule comprenant des équipes comme Lomme, Evreux, Elbeuf ou Quevilly. Cette accession permet également à l’équipe de participer à la coupe de France. Après avoir facilement passé le 1er tour face à l’équipe d’Hay-les-Roses, les Dunkerquois signent un petit exploit en sortant l’équipe de nationale 2 de Saint Maur (19-13 à l’aller et 21-13 au retour). Le parcours s’achève au tour suivant contre l’une des meilleures équipes de Nationale 2, Gonfreville (17-17 à l’aller et 13-22 au retour). Cette élimination n’empêche pas les garçons de réaliser une magnifique saison puisque l’équipe termine invaincue et joue l’accession en Nationale 2 lors d’une poule finale. Les Dunkerquois parviennent en finale en éliminant successivement Montgeron (18-16 à l’aller et 23-16 au retour) puis Tardets (17-13 à Poitiers), ce qui assure la montée en Nationale 2. Pour le titre, Dunkerque rencontre l’équipe de Dijon à Annecy et l’emporte sur le score de 18 à 11. Reste encore à disputer un match contre les champions d’Outre-Mer, les Réunionnais de Château-Morange qui offre à l’U.S.D. le titre de champion de la métropole après une victoire 22 à 13. A l’issue de la saison, André Nita dresse le bilan :


« Si nous nous sommes « baladés » en Nationale 3, j’ai pu craindre à un certain moment un relâchement de l’équipe. Il n’est jamais facile d’entretenir la même foi lorsque l’on est mis en excès de confiance. Il me tardait d’affronter les vainqueurs des autres poules pour me faire une opinion plus exacte sur nos chances en deuxième division. Le fait d’avoir gagné nos matchs, là encore avec une relative facilité, me permet d’espérer une première et bonne saison au niveau supérieur »
Voix du Nord du 4 avril 1976

Des débuts encourageants en Nationale 2 :

Après ces deux montées, le club se prépare à aborder la Nationale 2. La question du renforcement de l’équipe se pose : après avoir étudié plusieurs possibilités, les dirigeants et l’encadrement technique décident de faire confiance aux même joueurs pour relever le défi. Par contre, le staff est renforcé : Roger Sagot rejoint Jean-Yves Huysman en tant que manager de l’équipe. Dunkerque retrouve dans sa poule des équipes comme Tourcoing, Billy-Montigny (rétrogradé de Nationale 1), Villemonble (finaliste de la coupe de France en 1976) ou encore Troyes. Pour son premier match, l’U.S.D. rencontre Tourcoing, entraînée alors par Jean Nita, le frère d’André. Le début de saison est marqué par un nouvel exploit en coupe de France puisqu’en 32e de finale, Dunkerque élimine Colombes, équipe de Nationale 1, 29 à 22. A l’issue de la saison, les garçons accrochent une belle 3e place, devancés seulement par Tourcoing au goal-average pour la place de barragiste et pour la saison 1977-1978, l’équipe senior ne connaît pas de profonds changements :


« Dunkerque, la continuité.
On prend les mêmes et on recommence…Telle est la devise des Dunkerquois. Rien n’a changé dans l’effectif par rapport à la saison dernière ou les Usdistes manquèrent de bien peu les barrages d’accession.
Emmenées par l’ex Billysien André Nita, cette jeune formation (moyenne d’âge de 23 ans) a peu fait parler d’elle jusqu'à présent. Pourtant, elle possède de redoutables tireurs, à l’image de Krey et Verschave, véritables fers de lance appuyés par Coin dont les tirs en dessous ont pris plus d’un gardien en défaut.
Ajoutons la débauche d’énergie fournie par les pivots Galoppa et Ravasini, ainsi que le remarquable travail de sape qu’effectuent les frères Monteyne. Quant à Pattin, son aide demeure précieuse, tant en attaque qu’en défense.
N’oublions pas celui qui chaque rencontre fait des miracles : le gardien Thuillier dont les réflexes et les arrêts découragent maints attaquants adverses. »
Voix du Nord du 25 novembre 1977.

L’objectif est clairement affiché : obtenir une place en Nationale 1. Dans leur poule, les Dunkerquois font partie des favoris au même titre que Tourcoing ou Colombes. A l’issue de la saison, les hommes d’André Nita terminent 2e derrière Tourcoing et décrochent ainsi la place de barragistes contre Mulhouse, avant dernier de sa poule en Nationale 1. Face à cette équipe dont le classement ne reflète pas la valeur réelle, l’U.S.D. s’incline 12 à 15 à domicile lors du match aller. Le match retour à lieu à Mulhouse en mai 1978 :

« L’U.S.D. échoue de justesse
L’U.S.D. a failli réaliser un exploit à Mulhouse où elle s’est inclinée de justesse : 20-19, alors que tout le monde prévoyait une nette victoire des Alsaciens qui s’étaient déjà imposés en terre usdiste voici quinze jours. Effectivement, on frôla la catastrophe après seulement 15 minutes de jeu, Mulhouse menait en effet 10-1 !
Les Dunkerquois, fatigués par 10 heures passées dans le train ne réagissaient pas en défense et le malheureux Fasquelle ne pouvait que constater les dégâts, d’autant que Kaufman, l’excellent meneur, absent à Dunkerque et le pivot Hugger faisaient preuve d’une réussite exceptionnelle. A la 25e minute, le score était passé à 16-4 mais les Dunkerquois remontaient à 16-8 à la pause.
André Nita allait alors se révolter, poussant ses coéquipiers à se « défoncer ». Et Dunkerque resserra sa défense à tel point que Mulhouse ne parvint plus à marquer. En attaque, les maritimes firent feu de tout bois et Marscryck ne savait plus à quel saint se vouer pour enrayer les assauts de Nita, Verschaeve et Monteyne. De 16-9, le score passa à 19-12 puis à 20-19.
Les Dunkerquois jouaient un handball de rêve en attaque et Thuillier bloquait tout dans ses buts au grand désappointement du public mulhousien. Malheureusement un penalty raté et quelques décisions bizarres des arbitres permirent aux nationaux de conserver un mince avantage qui leur permet de se maintenir parmi l’élite. »
Voix du Nord du 10 mai 1978.

Pour la saison suivante, l’objectif reste le même. L’équipe reçoit le renfort d’un nouveau gardien : Klaus Schubbe, un allemand de 21 ans venu faire ses études à Saint-Omer. Il s’agit du premier étranger à évoluer au club. Malheureusement l’accession est manquée de peu puisque les hommes d’André Nita échouent à la 3e place.
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Dimanche 8 juin 2008
Les garçons des débuts difficiles :

Pour sa première saison (1968-1969), l’équipe senior évolue en championnat honneur Flandres et affronte au sein de sa poule des équipes comme Calais, Bergues, Armentières ou Boulogne. L’équipe termine à la troisième place et accède à la division supérieure, l’excellence régionale, antichambre du niveau national. Les débuts sont difficiles, notamment du point de vue physique. En outre, des problèmes d’effectifs obligent le club à aligner régulièrement les juniors en équipe première. Mais peu à peu, l’amalgame entre jeunes et anciens se fait et le club se maintient au terme de la saison en finissant cinquième tout comme en 1970-1971 (8e), en 1971-1972 (4e) et en 1972-1973 (8e). Lors de l’assemblée générale de 1972, Jean-Marie Deceuninck, entraîneur de l’équipe senior dresse le bilan suivant :

« Aux seniors, je dirai le plaisir que j’ai eu de voir une équipe de 20 ans de moyenne d’âge terminer 4e avec seulement six défaites en dix-huit matchs et se poser pour beaucoup en favorite pour 1973 ».

Le déclic Nita :

L’ambition est donc clairement affichée : accéder à la division supérieure, la Nationale 3. Pour cela, l’A.L.D dispose d’une équipe très jeune mais qui manque non seulement d’un leader mais aussi d’expérience et de rigueur. L’arrivée en mai 1973 de l’international français André Nita va alors servir de déclic. Ce dernier vient à Dunkerque avant tout pour des raisons professionnelles. Il vient en effet de décrocher le diplôme de moniteur d’éducation physique et cherche un poste où exercer. A cette époque, la pratique du handball, même au plus haut niveau ne permet pas de vivre : les joueurs doivent travailler et s’entraîner le soir. Les internationaux ne bénéficient même pas d’un régime de faveur : seules leurs pertes de salaire résultant des stages et matchs en équipes nationales sont compensées. A Dunkerque, non seulement André Nita trouve un poste de moniteur, mais en plus il connaît le club et est séduit par le projet de mener les jeunes joueurs vers les sommets. C’est donc presque naturellement qu’il intègre le club en tant qu’entraîneur de l’équipe première pour la saison 1973-1974, puis comme joueur entraîneur la saison suivante.

André Nita International français, l’arrière droit de Billy-Montigny rejoint l’A.L.D. en mai 1973 en qualité d’entraîneur. Il reste joueur une saison supplémentaire à Billy, club avec lequel il atteint en 1973 les demi-finales du championnat de France, niveau de nouveau atteint en 1974. A partir de 1974-1975, il devient joueur à part entière de Dunkerque. De ce fait, sa carrière internationale s’arrête car il n’évolue plus à un niveau suffisant pour maintenir le rythme requis par les joutes internationales. De 1968 à 1973, il aura connu 50 sélections et participé au championnat du monde en 1970.

Au terme de la saison 1973-1974, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous puisque les garçons terminent seulement 8e de leur poule. Mais, à partir de septembre 1974, l’équipe va enchaîner deux ans de victoires, ne perdant qu’un match de championnat et un de coupe de France, et ainsi connaître deux montées pour passer de l’excellence régionale à la Nationale 2. La présence d’André Nita en tant que joueur est l’une des explications. Non seulement sa présence sur le terrain donne confiance et galvanise ses partenaires mais la plupart des équipes sont incapables d’arrêter l’international qui dispose d’une palette technique et d’un physique façonnés par le plus haut niveau.

Il faut apprécier aussi l’apport d’André Nita au niveau de l’entraînement et sur le plan tactique. A son arrivée, il constate que les joueurs manquent de rigueur sur le plan physique : pas de temps d’échauffement prévu avant les matchs et entraînement physique quasi inexistant. Des séances de footing sont alors mises en place ainsi que des stages d’avant-saison. Ainsi, pour préparer la reprise en 1974, les joueurs doivent suivre un programme de travail pendant les vacances : deux footings hebdomadaires et la pratique d’une activité sportive autre que le handball. A cela s’ajoute un stage de deux jours à Blendecques basé principalement sur le travail physique, expérience qui sera reconduite chaque année. Des rencontres contre des équipes françaises et étrangères, réputées plus fortes, sont également programmées pour préparer la saison : Rokykany (Tchécoslovaquie) en 1976 ou Odense (Danemark) en 1977. Un effort est aussi demandé aux joueurs sur l’assiduité aux entraînements qu’il faut concilier avec un travail ou les études : progressivement, le rythme passe de deux à trois séances hebdomadaires. A titre de comparaison, en 1976, les Tchèques de Rokykany s’entraînent 10 heures par semaine contre 4 pour les Dunkerquois. Sur le plan tactique, André Nita élargit et propose de nouvelles combinaisons face auxquelles les entraîneurs adverses ont du mal à trouver la parade. Il est d’ailleurs assez intéressant de noter que la seule défaite que connaît l’U.S.D. en 1974-1975 est concédée à Béthune, entraînée par Jean-Louis Herbet, futur entraîneur dunkerquois.
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Dimanche 8 juin 2008

Les Filles : la montée en Nationale 1

Le travail influe vite sur les résultats : en 1977-1978, l’équipe termine 2e derrière Dreux et rate l’accession de peu. En outre elle réalise un superbe parcours en coupe de France qui s’achève en quart de finale face à l’équipe d’Ivry, auteur la saison précédente du doublé coupe/championnat :

« L’U.S.D. féminine succombe avec les honneurs à Ivry.
Il a réellement manqué peu de choses aux féminines de l’U.S.D. pour réaliser l’impossible exploit d’éliminer le tenant de la coupe de France et le champion de Nationale 1, l’U.S. Ivry. Tout avait bien commencé : Piwowarczyck et Patfoort montraient l’exemple et parvenaient à conclure. Ivry réagissait mais ses internationales Lesauce et Aggoune n’arrivaient pas à tromper la défense des Usdistes. Le score évolua de façon régulière et favorable pour l’U.S.D. : 3-1 puis 6-3. Malheureusement, la gardienne Deceuninck, excellente jusqu’alors, se fit battre 2 fois de l’aile si bien que la pause fut atteinte sur un score de parité.
Remis en selle, Ivry prenait l’avantage. Dunkerque se battait à l’image de la jeune Torré qui réussit à faire oublier Delporte en marquant trois buts d’affilée. Mais pour gagner à Paris, il faut compter avec l’arbitrage qui n’est jamais tellement favorable aux visiteurs. Sur les huit buts qu’Ivry inscrivit en seconde période, sept le furent sur penalty dont quatre imaginaires. Et Dunkerque dut s’incliner 15-13. »Voix du Nord du 27 novembre 1977.

La montée en Nationale 1 est conquise la saison suivante. Les filles remportent leurs 14 matchs et doivent disputer les barrages contre les autres vainqueurs de poule. Six équipes sont réparties en deux groupes. La première de chaque groupe accède en Nationale 1 et dispute la finale du championnat. Suite au parcours sans faute des filles en poule, la question est posée de savoir si la poule était trop faible ou si l’équipe de Dunkerque était trop forte. Les barrages vont apporter une réponse claire : les filles battent Brest à domicile 15 à 4 puis s’imposent à Poitiers sur le score de 10 à 7. L’objectif est donc atteint : les filles évolueront en Nationale 1 en 1979. Reste alors à disputer la finale du championnat de Nationale 2 contre Nancy à Sedan. A l’issue d’un match serré, Dunkerque s’incline d’un but 11 à 10.

Cette réussite est aussi celle de la politique de formation mise en place par le club puisque sur un groupe de seize filles, treize ont été formées au club. En outre, ces succès permettent à trois filles (Laurence Patfoort, Sylvie Proot et Nadine Piwowarczyck) de connaître les honneurs des sélections nationales.


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Vendredi 6 juin 2008

L'apprentissage du niveau national :

Pour sa première saison en Nationale 2, les Dunkerquoises retrouvent dans leur poule des équipes parisiennes mais aussi Seclin. A cette époque, l’équipe féminine du L.U.C., évoluant en Nationale 1, est le porte drapeau du handball féminin dans la région. Pour se maintenir, l’équipe se renforce grâce à de nouvelles licenciées comme Laurence Patfoort ou par l’intégration de jeunes. A l’issue de la saison, l’objectif est atteint puisque l’A.L.D. termine 4e (4 victoires, 1 nul et 5 défaites) et organise son premier tournoi international pour les féminines. Le plateau est assez impressionnant puisque outre les Dukerquoises et les filles du L.U.C., trois équipes parisiennes sont présentes. Mais surtout les têtes d’affiche sont Nantes (demi-finaliste du dernier championnat de France) et l’équipe hollandaise de Roermond (demi-finaliste de la coupe d’Europe). Le tournoi qui se déroule salle Deweerdt est remporté par les Hollandaises (Dunkerque termine 5e). L’organisation d’une telle compétition répond à deux objectifs : populariser le handball féminin mais aussi et surtout aguerrir les filles face à des équipes beaucoup plus fortes.

La saison 1973-1974 s’achève sur une quatrième place, synonyme de maintien. En 1974-1975, les filles retrouvent au sein de leur poule l’équipe du L.U.C. (rétrogradé de Nationale 1 où Seclin est le seul représentant régional). Elles parviennent à se maintenir en dépit des craintes de début de saison tout comme les saisons suivantes (4e en 1975-1976 et 1976-1977). A partir de 1975-1976, il n’y a plus d’équipes féminines régionales en Nationale 1 et en 1977-1978, Dunkerque est la dernière équipe du Nord à évoluer au niveau national. Cette période permet néanmoins à l’équipe de se renforcer. Tout d’abord par l’arrivée de quelques joueuses : en 1976 puis en 1978, Dunkerque enregistre les signatures de deux joueuses de Denain : Nadine Piwowarczyck puis Brigitte Lagouche en tant que gardienne. Dans la même optique, des matchs contre des équipes plus fortes, principalement étrangères, sont organisés afin d’aguerrir les joueuses. C’est ainsi que les féminines vont affronter en septembre 1976, l’équipe hollandaise de Middelburg, récente finaliste de la coupe d’Europe, puis en avril 1977, l’Avarti Lebbeke, championnes de Belgique et en septembre 1977, les Danoises d’Odense. En outre, pour se donner les moyens d’accéder au plus haut niveau, un effort est demandé aux joueuses avec trois entraînements par semaine. Le staff est aussi renforcé par la nomination d’un directeur sportif, Jean-Pierre Lagouche qui gère l’ensemble des questions matérielles comme la préparation des déplacements. Enfin, un véritable staff médical assure le suivi des joueuses. Il se compose d’un cardiologue, Francis Dumortier, de deux généralistes, Alexandre Iscovich et Michel Quémeneur et d’un kinésithérapeute, Michel Gontier.
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Mercredi 4 juin 2008
André, à quelle époque et dans quelle équipe jouiez-vous?

A.N.: J'ai été joueur de 1973 à 1986 et capitaine de l'équipe 1. J'étais aussi entraîneur de 1973 à 1979.

Que faites-vous aujourd'hui?
A.N : Je suis éducateur sportif. Je participe aussi aux activités Sport pass et je m'occupe d'une équipe universitaire sur le littoral.

Que représente pour vous l'USDK aujourd'hui?
A.N. : Selon moi, il y a eu une très belle évolution: le club a su passer de la régionale à la D1. D'autant plus que personnellement, j'ai commencé en régionale et j'ai fini en D1; ça continue encore aujourd'hui avec l'évolution du staff et des joueurs. Quand je vois le parcours de l'USDK, je me dis que je ne suis pas venu pour rien à Dunkerque. J'ai fait partie de ceux qui ont donné l'élan et ça perdure aujourd'hui. Le relais est bien passé.

Seriez-vous présent le 14 juin?
A.N.: Oui bien sûr, je serai présent.

Que pouvez-vous souhaiter à l'USDK pour ses 50 ans?
A.N.: Une finale de Coupe d'Europe voire même être champion de France ou d'Europe, c'est tout ce que je souhaite à l'USDK.
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Lundi 2 juin 2008
La création d'une équipe filles :

Lors de l’assemblée générale de juillet 1968, Jean-Marie Deceuninck se félicite du nombre de licenciées et souhaite qu’une équipe féminine puisse être créée dès la saison 1968-1969. Cette équipe a pour base les cadettes du collège Gaspard Malo, entraînée par Jean-Marie Lemoine et renforcée par des joueuses du Lycée Jean Bart et par deux professeurs d’éducation physique. Néanmoins, ce n’est qu’en 1969-1970 que cette équipe participe au championnat d’excellence Flandres organisé par la fédération. Pour ses deux premières saisons, l’équipe se classe 3e. La saison suivante est marquée par la domination dunkerquoise sur le plan régional puisque la section féminine termine invaincue (9 victoires et 1 nul) et en tête de sa poule. Pour le titre de championnes des Flandres et surtout pour l’accession au niveau national, la finale les oppose à Beauvais en match aller-retour. A l’aller, le match se termine sur un score de parité 10-10. Le retour à lieu à Dunkerque :

« Vainqueurs de Beauvais (11-7) les Dunkerquoises accèdent en Nationale 2.
La tribune de la salle du lycée Jean-Bart était pleine de spectateurs venus pour la plupart encourager les filles de l’A.L.D., ce dimanche après-midi, dans leur match retour d’accession au championnat de France, face à l’A.S.V. Beauvais, championne de Picardie.
L’enjeu étant trop important, les deux équipes ayant terminé dos à dos (10-10) le match aller, les joueuses abordèrent la rencontre contractées, d’où balles perdues et fautes inhabituelles. Ainsi, les Dunkerquoises, qui débutaient en « 3-3 » ne purent surprendre leurs visiteuses. Il est vrai que la gardienne beauvaisienne fut irréprochable de bout en bout ; on nota même un avantage à Beauvais 3-2 vers la 15e minute. C’est alors que D. Delporte, de son aile et par trois fois, surprit le contre adverse ; autant de buts magnifiques qui donnèrent l’avantage aux maritimes à la mi temps (6-4).
Tentant-le tout pour le tout, Beauvais durcit alors le jeu. Cela valut à N. Pierre de réussir un penalty justement accordé par l’arbitre, M. Koely, de Paris. Les Picardes revinrent pourtant à 8-6 et donnèrent l’impression de pouvoir renverser la situation. Le tir fracassant dans « la lucarne » adverse, que réussit alors E. Salembier, reportant l’écart à trois buts, fut capital : l’A.L.D. imposa un jeu plus construit et la capitaine Claudie Rosselle réussit, à son tour, deux buts d’excellente facture.
Beauvais ferma certes la marque, mais laissa la victoire finale aux Dunkerquoises, sur le score de 11 à 7 : une victoire qui vaut l’accession en nationale 2, juste récompense du travail auquel ces filles s’astreignent régulièrement depuis le début de la saison.
L’équipe était formée de : Delporte (3 buts), Rosselle (2 buts), Salembier (2 buts), Pierre (2 buts), Bacquet (1 but), Félix (1 but), Desmoulin, Hoozeele, Devroede, Lagrange, Bruneval et Bele dans les buts.
Voix du Nord du 2 mai 1972.

Lors de l’assemblée générale de 1972, Jean-Marie Lemoine dresse le bilan de la saison et évoque les objectifs de la suivante :

"La saison écoulée a été riche en succès, les cadettes et les seniors dominant largement leurs championnats respectifs. L’ambition de mieux faire s’est traduite par la présence constante de toutes (ou presque…) aux entraînements, un sérieux et une application qui n’existaient pas ou peu la saison précédente. Cela nous a valu l’accession en championnat de France ou nous aurons le redoutable honneur de jouer dans une des meilleures poules de la compétition. La moyenne d’âge sera la plus basse de la division et se maintenir sera notre ambition. Pour cela, il nous faudra encore plus de travail, d’application. Dans un autre ordre, il sera nécessaire de s’appuyer sur de nombreuses équipes de jeunes provenant d’autres établissements pour obtenir un recrutement à la mesure du Grand Dunkerque"

par Les amis de l'usdk
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